Trois plans, montés et finis en 2520 × 1440 à 96 images/seconde.
Générés en local, sur une seule machine. Voici la méthode et
tous les temps réels — mesurés, pas estimés.
Le fichier d'origine · 2520 × 1440 · 96 i/s · 15,5 s · 28,6 Motélécharger
Cette page sert à voir le fichier tel qu'il sort. Les réseaux ré-encodent
systématiquement et plafonnent la cadence — la même vidéo publiée ailleurs y perd ses
96 images par seconde. C'est pour ça qu'elle est ici.
Pas un effet, pas une astuce de conditionnement : une partition qu'on exécute.
Un storyboard donne déjà la composition. Chaque case a été rendue en image
avant qu'on parle de vidéo. Le travail ne consiste donc pas à faire inventer un cadrage
au modèle, mais à mettre en mouvement une image déjà décidée.
Chaque plan porte quatre champs : l'intention, le mouvement de caméra, le paysage sonore,
et l'image de départ. Il se lance seul, se regarde, se refait si besoin —
puis se valide.
Aucun cache disque. Aucun état partagé.
Enchaîner des plans se fait souvent en gardant un cache de latents sur disque
d'un clip au suivant. C'est efficace, et ça attache les clips les uns aux autres :
toucher au plan du milieu, c'est toucher à l'état de toute la chaîne.
Ici, chaque plan est une soumission complète et indépendante — son graphe entier, son ancre,
sa graine. Rien ne persiste entre deux plans. On refait le plan 2 après avoir
validé le 5, dans n'importe quel ordre, sans rien recalculer et sans rien invalider.
Ce que ça coûte, dit franchement : la continuité ne vient pas d'un cache de mouvement mais de
la dernière image du plan précédent. C'est une continuité d'image, pas de
mouvement — sur un plan continu très rapide, un cache ferait sans doute mieux. Pour un
storyboard, la question ne se pose pas : des plans distincts n'ont rien à se transmettre.
D'où elle vient, et où elle en est
La timeline s'inspire de l'interface de LTX Director 2.0(WhatDreamsCost, GPL-3.0). Aucune ligne de son code n'a été
reprise : l'implémentation est écrite depuis nos propres mesures, précisément pour
rester libre de sa licence. On utilise le logiciel, on ne le vendorise pas — et ce qu'on
écrit reste à nous.
C'est aussi pourquoi elle est encore en développement, et pourquoi cette page
montre des chiffres plutôt qu'un outil. Un accès suivra peut-être.
02
Les trois plans
1344 × 768 — la résolution native du modèle. 5 secondes chacun, son compris.
01ROOFTOP ESTABLISHElle domine la ville sous la pluie. Contre-plongée, lente poussée avant.
02EYE INTERFACEGros plan sur l'œil cybernétique, l'interface s'allume. Macro, léger arc.
03LEAPLe saut entre deux toits, manteau au vent. Travelling latéral large.
Étape
Détail
Temps
Génération d'un plan
5 s de vidéo, son inclus
90 – 100 s
Les trois plans
lancés et jugés un par un
≈ 285 s
Montage
niveau sonore égalisé par plan, puis raccord
5 s
Séquence brute
15,5 s de film en 1344 × 768
≈ 5 min
Ces temps supposent une LoRA de distillation lightx2v(Apache-2.0) :
4 étapes d'échantillonnage au lieu de 20, sans perte visible. Sans elle,
le même plan demanderait six à sept minutes, et la séquence dépasserait l'heure. Publier des
temps sans dire ce qui les rend possibles n'aurait pas de sens.
Le son est produit dans la même passe que l'image. Pluie, vent, sirène lointaine,
pulsation d'interface : chaque plan porte son propre paysage sonore, écrit avec l'intention.
Il n'est pas ajouté après.
03
Agrandir, puis fluidifier
Deux traitements d'après-coup. Aucun des deux ne se fait pendant la génération.
Le modèle produit en 1344 × 768 à 24 images/seconde, et ces deux valeurs ne
se règlent pas : elles sont ce qu'il sait faire. Tout le reste se gagne ensuite.
Traitement
Ce qu'il fait
Temps
Agrandissement
1344 × 768 → 2520 × 1440, par lots temporels
1 415 s
Fluidification ×4
24 → 96 images/seconde, images intercalées
229 s
Finition
sur les 15,5 s de séquence
≈ 27 min
L'agrandissement travaille par lots d'images consécutives, pas image par image :
c'est ce qui évite le scintillement d'un agrandisseur photo appliqué à une vidéo. Et la
fluidification n'accélère rien — la durée est identique à la seconde près, il y a
simplement quatre fois plus d'images pour la parcourir.
04
Ce que valent ces deux nombres
2520 × 1440 et 96 images/seconde ne sont pas décoratifs. Chacun ouvre un usage — et chacun a son prix.
96 images/seconde
96 est exactement quatre fois 24. Un multiple entier, donc en revenant
à la cadence cinéma on ne jette qu'une image sur quatre : aucune image inventée,
aucun tremblement.
Concrètement : les 1 485 images relues à 24 i/s donnent
61,9 secondes de ralenti. Les 15,5 s de séquence deviennent une minute
entière, quatre fois plus lente, sans rien recalculer.
Coût 3,8 min — soit 15 s de calcul par seconde de film
2520 × 1440
Le rapport 1,75 du natif est conservé au millième :
l'agrandissement est homothétique, aucune image n'est étirée ni recadrée.
Ce n'est pas du 16/9 — c'est plus large, entre le 16/9 et le scope.
Chaque image passe de 1,03 à 3,63 mégapixels, soit ×3,52.
Sur toute la séquence, 5,39 gigapixels ont été calculés.
Coût 23,6 min — soit 91 s de calcul par seconde de film
La fluidité coûte six fois moins cher que la définition. Multiplier les images par
quatre se paie en quelques minutes ; multiplier les pixels par trois et demi occupe la
machine près d'une demi-heure. Si un seul des deux doit sauter, le choix est vite fait.
05
Le livrable
Ce qui sort à la fin de la chaîne.
Séquence CIRI-ANDROID · fichier final
Définition
2520 × 1440agrandi depuis le natif
Cadence
96 i/sfluidifié ×4 depuis 24
Durée
15,5 s3 plans de 5,2 s
Images
1 485372 générées
Son
intégréproduit avec l'image
Poids
28,6 MoH.264
Poste
Temps
Part
Génération des 3 plans
≈ 5 min
16 %
Montage
5 s
< 1 %
Agrandissement
23,6 min
74 %
Fluidification
3,8 min
12 %
Total machine
≈ 32 min
100 %
Cinq minutes créent le film ; vingt-sept l'habillent. C'est la leçon la plus utile de
la séquence : la partie qu'on juge à l'œil est rapide et se refait plan par plan, tandis que
la finition est un coût fixe qu'on ne paie qu'une fois, à la toute fin — quand chaque plan
a été validé.