Axiris · Dossier de production · 16.08.2026

Neuf plans

Un film de 47 secondes en 2520 × 1440, produit sur une station de travail, plan par plan, depuis un storyboard. Voici ce que la timeline permet de définir, puis tous les temps — et la machine sans laquelle un chiffre ne veut rien dire.

GPU
RTX 6000 Pro Blackwell · 96 Go
CPU
Intel Core i9-14900KF · 24 cœurs
Mémoire
128 Go DDR5

2520 × 1440 · 24 i/s · 46,5 s · 9 plans télécharger

Deux couches de son, et elles n'ont pas la même origine. La pluie, les impacts et les tintements d'interface sont produits par plan, dans la même passe que l'image — ils appartiennent au plan. La musique, elle, est composée après le montage, sur le film entier : elle remplit les creux et s'efface sous l'action, sans jamais remplacer le son des plans. Mesuré : +6,1 dB dans les passages calmes, +1,0 dB sous l'action.

01

La timeline : ce qu'elle permet de définir

Un storyboard donne déjà la composition. La timeline sert à l'exécuter — plan par plan, champ par champ.

Ce n'est pas un effet ni une astuce de conditionnement : c'est une partition. On y pose des plans dans l'ordre, chacun avec ce qui le définit, et on lance. Rien n'y est global : chaque plan porte ses propres réglages, et peut être relancé seul.

Les six champs d'un plan

Quatre types de plan — du vocabulaire de montage

Amorce

Le premier plan. Rien avant lui, rien à raccorder.

Continu

Reprend la dernière image du plan précédent. Le raccord est invisible : au même plan, l'action se poursuit.

Coupe

On change de plan. L'identité est réancrée sur des fiches épinglées — au cinéma on coupe, et la costumière remet le costume.

Animer

Une image choisie devient le point de départ. C'est le cas d'un storyboard : la composition existe, on la met en mouvement.

Ce qu'on épingle, et ce qu'on garde sous la main

Et quatre gestes, sur chaque plan

Aucun cache disque. Aucun état partagé.

Enchaîner des plans se fait souvent en gardant un cache de latents sur disque d'un clip au suivant. C'est efficace, et ça attache les clips les uns aux autres : toucher au plan du milieu, c'est toucher à l'état de toute la chaîne.

Ici chaque plan est une soumission complète et indépendante. Rien ne persiste entre deux plans. Une prolongation elle-même ne transmet qu'une image — la dernière du plan précédent, déposée en fichier, visible et remplaçable. On refait le plan 2 après avoir validé le 9, dans n'importe quel ordre.

D'où vient la timeline, et où elle en est

Elle s'inspire de l'interface de LTX Director 2.0 (WhatDreamsCost, GPL-3.0). Aucune ligne de son code n'a été reprise : l'implémentation est écrite depuis nos propres mesures, précisément pour rester libre de sa licence. On utilise le logiciel, on ne le vendorise pas.

C'est aussi pourquoi elle est encore en développement, et pourquoi cette page montre des chiffres plutôt qu'un outil. Un accès suivra peut-être.

02

Les neuf plans

Sept animés depuis les images du storyboard, deux prolongés depuis le plan précédent.

03

Les temps, poste par poste

Génération en 1344 × 768 — la résolution native du modèle — puis agrandissement.

PosteDétailTemps
Un plan5,2 s de vidéo, son compris90 – 100 s
Les neuf planslancés et jugés un par un14 min 20
Montageniveau sonore égalisé par plan, puis raccordquelques secondes
Agrandissement 14401 116 images, par lots temporels73 min 30
Total machinepour 46,5 s de film fini≈ 1 h 28

Ces temps supposent une LoRA de distillation lightx2v (Apache-2.0) : 4 étapes d'échantillonnage au lieu de 20, sans perte visible. Sans elle, un plan demanderait six à sept minutes, et les neuf dépasseraient l'heure. Publier des temps sans dire ce qui les rend possibles n'aurait pas de sens.

04

Estimer son propre film

L'agrandissement est le poste lourd. Sur cette machine, il coûte 4,03 s par image — et c'est linéaire.

Deux longueurs mesurées — 372 images puis 1 116 — donnent une droite. Il n'y a pas de coût fixe à amortir : le chargement des modèles ne pèse rien face au traitement, et un long film est même très légèrement plus efficace par image, parce que les lots temporels se remplissent mieux.

Durée du filmImagesAgrandissement
15 s360≈ 23 min
30 s720≈ 47 min
47 s — celui-ci1 11673 min 30
60 s1 440≈ 1 h 35
2 min2 880≈ 3 h 10

La génération, elle, ne dépend que du nombre de plans — environ 95 secondes chacun, quelle que soit la longueur du film. Neuf plans se produisent et se jugent en un quart d'heure. C'est l'habillage qui coûte, pas la création.

05

Le défaut qu'on a laissé

Il est visible dans le film, et il est instructif.

Le personnage saute deux fois. Le plan 4 se termine par un atterrissage sur le toit d'en face ; le plan 5, qui devait prolonger le saut, la fait redécoller. La cause est identifiée : l'intention écrite pour le plan 5 décrivait un personnage en l'air, alors que l'image dont il partait le montrait posé. Le texte contredisait l'image, et le texte gagne.

On pourrait le refaire — et c'est tout l'intérêt

Corriger ce défaut ne demande pas de refaire le film. Un seul plan est à relancer, avec une intention cohérente avec son image de départ. Les neuf plans faisant exactement 124 images chacun, le nouveau se substitue à l'ancien dans le montage déjà agrandi : huit minutes au lieu de soixante-treize.

Si ce rendu est laissé tel quel, c'est qu'il est une démonstration destinée à produire des chiffres, pas un film livré. Le défaut y a sa place : un film sans défaut ne prouverait pas qu'on peut en corriger un seul plan.

06

Le livrable

Ce qui sort à la fin de la chaîne.

Séquence CIRI-ANDROID · neuf plans

Définition
2520 × 1440agrandi depuis 1344 × 768
Cadence
24 i/sla cadence native
Durée
46,5 s9 plans de 5,2 s
Images
1 116toutes générées
Son
intégréproduit avec l'image
Musique
ajoutéecomposée après le montage
Machine
1 h 28génération + agrandissement

Et si on pousse au maximum

Une seconde séquence, plus courte, sert de démonstration à l'autre bout du curseur : 2520 × 1440 à 96 images par seconde. Quatre fois la cadence du cinéma, ce qui ouvre une minute entière de ralenti sans réinterpoler une seule image.

Voir la version à exigence maximale →